Visite INRA Toulouse

Le Vendredi 5 Mars 2010 s’est déroulé un DejRoc inhabituel, puisqu’à l’instigation de notre camarade Luc Fillaudeau (HEI 94 – GC), le groupe MP a été invité dans les locaux de l’INRA.

 

Onze de nos camarades ont répondu à l’appel, et on bravé l’éloignement du Centre de Recherche de la rocade.

La séance a démarré par une présentation de Mr. Hubert de Rochambeau, Directeur de Recherche, qui nous a expliqué les missions finalisées de l’INRA et les spécificités du Centre de Toulouse.

Mr. De Rochambeau s’est appuyé sur des slides qu’il nous a sympathiquement transférées .

D’un axe purement Agricole, l’INRA s’est tourné vers l’Alimentation et l'Environnement tout en intégrant leurs caractères industriels.

Globalement, le Centre de Toulouse est dédié :

-         à la connaissance du Génome et à l’amélioration de la production,

-         à la Sécurité Alimentaire (en particulier pour la toxicologie des faibles doses, sur de longues durées),

-         à la transformation des produits issus de l'agriculture à finalités alimentaire (IAA) et non alimentaire (VANA),

-         à l’Environnement, le territoire et la société,

-         à l’économie de l’Environnement et des Marchés.

Ces 2 derniers axes sont menés avec l’appui de l’Université d’Economie de Toulouse et celle des Sciences Sociales.

A l’instar des établissements Supérieurs d'Enseignement et de Recherche, l’INRA est également touché par les évolutions des politiques nationales (AERES, ANR, Autonomie des universités, refontes des organismes de recherche, etc.) et internationales (politiques européennes et des pays émergents - Chine, Inde). La mise en place des PRES (Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur) en est un exemple. Après avoir tissé des liens avec d’autres universités locales (au sein d’AgriCampus), l’INRA fait aussi parti du Pôle de Compétitivité AGRIMIP, qui a pour but de rapprocher les organismes de Recherches et les Entreprises. Mr De Rochambeau est membre de la structure AGRIMIP.

Cette participation a amené l’INRA à définir une cartographie locale : Midi Pyrénées couvre tout le spectre des activités mais sans qu’aucun leader n’émerge (hors la filière du lait de brebis, bien connu à travers les produits de Roquefort entres autres).

La réflexion d’AGRIMIP a consisté à inverser le schéma habituel et à partir des besoins remontés par le marché, lequel est composé de consommateurs qui sont également des citoyens très soucieux de la composante environnementale et de l’image véhiculée par les produits.

 

En 2 ans, AGRIMIP a labellisé 11 projets pour un montant de subventions de 19 M€ (la moitié pour des laboratoires, l’autre moitié pour des entreprises).

 

Naturellement, le débat a glissé sur les OGM, sujet d'actualité et sensible s'il en est ! Les autorisations de mise en culture de produits OGM (maïs, pomme de terre) reste liées à un réel problème de gestion et de clarté des communications scientifique et industrielle. L'utilisation à l'échelle agro-industrielle des OGM (biotechnologie verte) se heurte d'une part à une récupération politique du débat et d'autre part à l'hétérogénéité de position des différents pays européens… vouloir détenir l'objectivité absolue sur ce sujet semble illusoire! Les avis et positions adoptés par les agences Européenne (EFSA) ou Française (AFSSA), s'appuyant sur des résultats scientifiques internationaux et publiés font et feront systématiquement débat. En revanche, pour la recherche, les outils OGM existent et constituent un vecteur majeur de progression de nos connaissances dans les sciences du vivant (SDV). Ceci rend également la compétition entre les pays et les laboratoires encore plus dure et dynamique.

 

Peut être la Recherche est elle victime d’une mauvaise communication et d’une image négative dans le public, depuis le sang contaminé et la vache folle.

Afin de rallier le petit monde HEI aux idées de la Recherche, Luc nous a invité à repérer les polyphenols et autres fractions aromatiques (merci pour le Tarriquet qui a servi de support !).

Enfin, comme tout DejRoc qui se respecte, le groupe a rejoint le restaurant de l’INRA : gageons que ce nouveau type de DejRoc fera des émules !

Patrice VANDAME reprend le flambeau à travers le groupe HEC pour mettre en place une réunion plus axée entrepreneurs.

Fabrice POUYET